La biréfringence est égale à la valeur numérique de l'écart maximal entre l'indice de réfraction le plus petit et celui le plus grand dans une matière gemme anisotrope. Elle se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie.
Les valeurs d'écart données dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Sur le principe d'Archimède, la densité est le rapport entre le poids d'une matière gemme et le poids de son même volume d'eau. Il s'exprime sans unité de mesure. Dans l'idéal, la densité se mesure à l'aide d'une balance hydrostatique digitale précise au 1/100ème de carat.
L'échelle de dureté ou l'échelle de Mohs indique la résistance à la rayure pour dix minéraux de référence. Le minéral numéro 1 est le plus tendre et le minéral numéro 10 est le plus dur. Entre ces extrémités, le minéral raye celui du numéro immédiatement inférieur mais sera rayé par celui du numéro immédiatement supérieur. Deux minéraux de même dureté se rayeront l'un l'autre mais difficilement. Les demi-échelons sont également utilisés.
1 : Talc - friable sous l'ongle
2 : Gypse - se raye avec l'ongle
3 : Calcite - se raye avec une pièce en cuivre
4 : Fluorite - se raye facilement avec une lame de canif
5 : Apatite - se raye plus difficilement avec une lame
6 : Orthose - raye difficilement une vitre en verre
7 : Quartz - raye facilement une vitre en verre
8 : Topaze - raye très facilement une vitre en verre
9 : Corindon - coupe le verre
10 : Diamant - coupe plus facilement le verre
Lorsqu'un rayon de lumière traverse l'air et pénètre dans une substance liquide ou solide, d'une part il est ralenti et
d'autre part sa direction est déviée ou réfractée. Pour simplifier, l'indice de réfraction (IR) prend en compte l'angle de déviation limite de la lumière entre l'air et le solide. Il se mesure à l'aide d'un réfractomètre de gemmologie (jusqu'à 1,79).
Les IR donnés dans la base vont légèrement au-delà de l'extrême minimal et de l'extrême maximal afin de tenir compte des éventuelles erreurs de lecture au réfractomètre.
Chaque carré couvre l'une et/ou l'autre des couleurs suivantes :
blanc pur, crème, cassé, ivoire
bleu pâle à bleu nuit, bleu-vert, bleu-violacé
brun, du beige clair au marron foncé
gris très clair à foncé, argenté
incolore, sans aucune couleur
jaune pâle à bouton d'or, jaune-vert, doré
multicolore, 2 couleurs distinctes minimum
noir et gris très très foncé (anthracite)
orange, aux limites du jaune, rouge ou brun
rose pâle, bonbon, fuschia, magenta
rouge, aux limites du orange, brun ou violet
vert pâle à sombre, vert-bleu, vert-doré
violet clair à foncé, mauve, pourpre
Le moteur reconnaît les matières gemmes d'après :
- les familles : quartz, zéolite, synthèse, verre...
- les noms usuels : citrine, péridot, émeraude...
- les variétés : rubellite, indicolite, verdelite...
- les synonymes : idocrase, barytine, dichroïte...
- les noms commerciaux : tashmarine®, zultanite®...
- les noms locaux : morrisonite, bolivianite, dallasite...
- les noms familiers : séraphinite, oeuf de tonnerre...
- les noms obsolètes ou peu usités : pycnite, trystine...
- les métaux natifs : or, argent, cuivre, platine...
- les noms anglais : chalcedony, garnet, topaz, ruby...
- les noms allemands : aquamarin, achat, smaragd...
- les noms de fabrication : Verneuil, Gilson, Chatham...
- les fautes : flourite, agirine, amétyste, damburite...
- l'absence d'accents : calcedoine, peridot, benitoite...
Astuce rapide : tapez juste les trois premières lettres...
Le moteur ne reconnaît pas :
- tout ce qui n'est pas une matière gemme, donc de nombreuses roches et minéraux.
- quelques noms relatifs aux matières gemmes n'ayant pas encore de fiche complète.
- Par défaut, cette liste est triée dans l'ordre alphabétique de A à Z. Vous pouvez inverser l'ordre en cliquant sur le triangle bleu. Vous pouvez trier toutes les colonnes de la même manière, du plus grand au plus petit et inversement. Le tri s'effectue sur la liste complète ou sur la sélection issue d'une recherche.
- Les noms sur fond vert indiquent des matières gemmes organiques
- Les noms sur fond rose indiquent des matières gemmes artificielles
- Les noms en bleu mènent à une fiche complète.
- Les matières amorphes ou cubiques sont monoréfringentes. La lumière ne se dédouble pas lorsqu'elle les traverse. Ces matières sont dites optiquement isotrope (ISO).
- Les matières cristallines de système trigonal, hexagonal ou quadratique sont biréfringentes. Elles possèdent un axe optique dont la lumière transmise perpendiculairement se divise en deux rayons polarisés distincts. Ces matières sont dites optiquement anisotrope uniaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (U+ ou U-).
- Les matières cristallines de système orthorhombique, monoclinique ou triclinique sont également biréfringentes. Elles possèdent deux axes optiques dont la lumière transmise se divise en trois directions de vibration. Ces matières sont dites optiquement anisotrope biaxe, dont la biréfringence peut être de signe optique positif ou négatif (B+ ou B-).
Dans ce champ, saisissez :
- l'IR simple et unique d'une matière isotrope
ou bien
- l'IR minimal d'une matière anisotrope
ou bien
- l'IR moyen d'une matière anisotrope, dans ce cas ne saisissez rien dans le champ suivant
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
Dans ce champ, saisissez uniquement l'IR maximal d'une matière anisotrope
ATTENTION, une erreur de lecture de ±0,002 au réfractomètre peut fausser les résultats. Confirmez bien votre mesure avant de la saisir.
La biréfringence est calculée ici automatiquement. Elle correspond à la différence entre l'IR maxi ng et l'IR mini np.
Lorsque cela est possible, la mesure d'une densité précise (±0,01) permet d'affiner grandement les résultats.
Les résultats peuvent comprendre les matières gemmes qui ne sont intrinsèquement pas du caractère ou du signe optique demandé mais qui peuvent se comporter anormalement comme tel.
ATTENTION, il est assez difficile d'interpréter correctement les tests de rayure. Remplissez ce champ uniquement si vous êtes sûr(e) de vous.
Figurent ici les noms officiellement admis mais aussi les dérivés, les appellations commerciales communément employées, les synonymes familiaux, les noms de variétés proches ainsi que certaines appellations obsolètes ou peu usitées.
Une appellation est interdite dès le moment où il peut y avoir une confusion avec la gemme de cette fiche ou une autre gemme, généralement de valeur supérieure, sans qu'aucune autre explication ne soit donnée sur l'identité réelle.
Fracture ou fissure aléatoire, non directionnelle, effet d'une contrainte physique. Il existe différents types reconnaissables de cassure qui peuvent contribuer à l'identification. Les deux principales sont la cassure conchoïdale, constituée de brisures concentriques, et la cassure irrégulière, formée de dents disposées en relief aléatoire.
Marque ou cassure directionnelle visible suivant le ou les plans de faiblesse des liaisons atomiques d'une matière gemme cristalline. Le clivage peut être qualifié de nul (ou inexistant), indistinct, distinct ou parfait. Une gemme au clivage parfait sera plus fragile qu'une gemme au clivage nul.
Couleur que laissera le trait ou la trace de poudre lorsque l'on frotte une matière gemme sur la surface plane d'une porcelaine dépolie. Ce test étant destructeur, il ne peut être pratiqué que sur les matières brutes.
- Matière minérale naturelle : il s'agit de la date à laquelle le minéral a été nommé et décrit scientifiquement. Certains minéraux peuvent avoir été connus depuis l'antiquité mais ont été identifiés et classifiés bien plus tard. C'est cette dernière date officielle qui est prise en compte.
- Matière synthétique ou artificielle : dans l'ordre de leur chronologie, il s'agit de la date d'invention initiale et des éventuelles dates de perfectionnement ou de variétés distinctes.
Séparation progressive de la lumière blanche dans les couleurs du spectre visible, réfractée chacune à une longueur d'onde d'un angle différent. La dispersion de la lumière en couleurs distinctes ressortant d'une matière gemme transparente est mesurable et peut être qualifiée de nulle, faible, forte ou très forte selon son intensité. Plus la dispersion est élevée, plus la gemme renverra des scintillements de couleur, aussi appelés les feux. Les matières gemmes à forte dispersion sont le plus souvent d'un IR élevé, supérieur à la limite du réfractomètre (> 1,79).
Angle formé par les directions des deux axes optiques d'une matière gemme anisotrope biaxe ou uniaxe se comportant anormalement comme biaxe.
Effet causé par la réflexion de la lumière à la surface d'une matière gemme. Son intensité dépend de la qualité du polissage et de l'indice de réfraction. Plus l'IR est élevé et plus l'éclat sera vif.
Les qualificatifs les plus courants sont : adamantin, subadamantin, vitreux très brillant, vitreux, résineux, cireux, graisseux, soyeux, métallique, nacré...
Effet causé par la réflexion de la lumière sur des éléments situés sous la surface de la matière gemme. Ces éléments peuvent être des inclusions, des lacunes cristallines, des macles, des plans de clivage, des fissures, des couches minces ou des agencements structurels spécifiques.
Les effets optiques les plus souvent rencontrés dans les matières gemmes sont l'astérisme, le chatoiement, l'aventurescence, l'iridescence et le changement de couleur selon le type de lumière. D'autres effets plus rares ne concernent que quelques gemmes.
Ce filtre dichromatique a la particularité de ne laisser passer que la lumière située dans le rouge vif (690 nm) et le vert-jaune (570 nm). Il permet notamment de déceler la présence du chrome ou du cobalt (naturel ou introduit artificiellement), caractérisée par une couleur rose à rouge à travers le filtre. Ce test ne donne qu'une indication et n'est pas diagnostique.
La fluorescence est un effet de luminescence correspondant à une émission de lumière visible dégagée par une matière gemme au moment où elle est excitée par des radiations d'énergie plus élevée que celles de la lumière visible. La limite de cette dernière est représentée par le violet, de longueur d'onde de 400 nm (1 nm = 1 nanomètre = 1 milliardième de mètre). D'une énergie plus haute, l'ultraviolet à ondes longues (UVL) se situe à env. 365 nm et l'ultraviolet à ondes courtes (UVC) à env. 254 nm.
La matière est dite phosphorescente lorsqu'elle continue d'émettre un effet de luminescence après avoir été soustraite de la source de radiations. Les réactions d'une matière gemme aux UVL et aux UVC peuvent s'avérer très utiles dans l'identification d'une matière gemme.
Liste non exhaustive, seuls les gisements significatifs ou de belle qualité gemme et ornementale sont mentionnés.
Une imitation est une matière ressemblant à une autre mais sans en posséder les caractéristiques chimiques ou physiques. A l'inverse, une synthèse est chimiquement et physiquement équivalente ou presque à sa contrepartie naturelle.
Sont considérées comme inclusions à l'intérieur d'une matière gemme :
- des corps étrangers solides, liquides ou gazeux
- des clivages, des macles, des fractures, des fissures
- des tensions internes lors de la cristallisation ou de la fabrication
- des zones de couleurs contrastées
- des différences de transparence
- des traces de traitement
Les inclusions sont parfois visibles à l'oeil nu et le plus souvent à l'aide d'une loupe 10x ou d'un microscope.
Ces indices notés 1/3 à 3/3 ou 1/5 à 5/5 permettent de situer une qualité par rapport à une autre pour une même matière gemme.
- 1/3 ou 1/5 correspond à la qualité la plus faible.
- 3/3 ou 5/5 correspond à la meilleure qualité, généralement de belle valeur.
Les intermédiaires sont souvent intéressants d'un point de vue gemmologique et sont couramment acceptés en bijouterie, lorsque la dureté le permet.
Ces indices reflètent l'opinion de l'auteur et n'engagent que lui.
- Matière minérale naturelle : minéral en provenance de la terre sans modification par l'homme, hormis la taille et le polissage
- Matière naturelle traitée artificiellement : a fait l'objet d'une modification physique par l'homme, en plus de la taille et du polissage
- Matière organique : issue d'un organisme vivant, végétal ou animal
- Matière synthétique : fabriquée par l'homme avec sa contrepartie existante à l'état naturel
- Matière artificielle : fabriquée par l'homme sans contrepartie existante à l'état naturel
- Matière composite : assemblée à l'aide de deux matériaux différents ou plus
- Matière reconstituée : assemblée à l'aide d'un ou plusieurs matériaux
Dans un grand nombre de matières gemmes anisotropes transparentes de couleur, la lumière est absorbée, polarisée et transmise différemment, selon la nature et l'orientation de la structure cristalline. Cette différence se traduit par la présence de deux ou trois couleurs distinctes, visibles parfois à l'oeil nu, mais le plus souvent à l'aide d'un dichroscope ou d'un polariscope à filtres parallèles. Ce phénomène optique est appelé absorption sélective différentielle.
- Une matière gemme uniaxe peut être dichroïque et montrera alors un pléochroïsme de deux couleurs distinctes.
- Une matière gemme biaxe peut être dichroïque ou trichroïque, avec un pléochroïsme de deux ou trois couleurs distinctes.
A noter :
- Les matières incolores ou isotropes ne présentent pas de pléochroïsme.
- Le pléochroïsme ne peut pas se produire parallèlement à un axe optique.
- L'intensité peut être variable selon les gemmes : nul, faible, distinct, fort, très fort
Cet instrument permet de distinguer les matières gemmes transparentes isotropes et anisotropes ainsi que les pierres polycristallines. Il est constitué d'une lampe à sa base et de deux filtres polarisants croisés à 90° entre lesquels la matière gemme est examinée dans tous les sens lors d'une rotation complète. Les résultats suivants sont observés :
- Ne rétablit pas = la matière reste constamment éteinte = isotrope
- Rétablit tous les 1/4 de tour = la matière s'allume et s'éteint 4 fois en une rotation complète = anisotrope
- Rétablit constamment = la matière reste constamment allumée = polycristallin
- Anomalies d'extinction = la matière s'allume et s'éteint partiellement = non diagnostique
A NOTER :
- L'examen est impossible sur les matières trop translucides ou opaques
- Les matières anisotropes ne rétablissent pas dans l'axe optique => toujours tester dans toutes les directions
- A l'aide d'un conoscope, peut servir à déterminer le caractère optique uniaxe ou biaxe par l'observation des figures d'interférence
- Peut servir à observer le pléochroïsme d'une matière gemme transparente anisotrope lorsque ses deux filtres polarisants sont parallèles.
- Liste des matières les plus approchantes par la couleur et par la transparence, puis par d'autres critères physiques ou optiques similaires.
- Les gemmes trop rarement taillées ne sont pas toutes mentionnées.
- Les variétés sont parfois indiquées pour faciliter la comparaison des valeurs gemmologiques.
- Sauf pour quelques rares exceptions, la réponse à un seul indice ne suffit pas à identifier une gemme. Il est important de cumuler plusieurs mesures et tests concluants.
Ce test potentiellement destructeur ne peut être appliqué qu'à des morceaux de matière brute. Il peut être révélateur de la présence de certains éléments chimiques dont la réaction au contact des acides sera caractéristique.
Attention, les acides sont toxiques et nocifs pour la santé. Ne pas ingérer, ne pas inhaler les vapeurs et éviter tout contact avec la peau, les yeux et les vêtements. Porter des gants et des lunettes de protection. Opérer dans un lieu bien ventilé.
Prendre garde à ne pas tester les matières gemmes solubles dans l'eau, même partiellement.
Sources réputées sérieuses à partir desquelles le contenu de cette fiche pratique a été rédigé. Les références sont principalement en anglais (EN), parfois en français (FR) ou en d'autres langues européennes (DE, IT, ES...).
Lorsqu'une matière gemme est chauffée, il arrive un point de température où sa structure s'altère jusqu'à fondre, le stade final. Toutes les matières gemmes sont fusibles, certaines beaucoup plus facilement que d'autres. Ce test destructeur ne doit être effectué que sur des échantillons bruts. Il peut donner quelques bons indices sur la composition chimique. La résistance thermique est aussi une information précieuse pour le sertisseur afin de lui éviter de chauffer des gemmes qui pourraient s'altérer au contact de la flamme du chalumeau. Les réactions thermiques, indésirables ou recherchées, sont notamment le changement de couleur, la modification de la transparence, le craquèlement et la fusion.
Synonyme de ténacité. Capacité d'une matière gemme à résister à une contrainte physique dont les conséquences sont la formation de fissures, de fractures, d'éclats, de cassures ou de clivages. A dureté équivalente, les matières polycristallines sont réputées plus tenaces que celles monocristallines. Plus une gemme est tenace et plus grande sera sa résistance à l'usure.
La lumière blanche est composée d'un ensemble de couleurs dont les sept de l'arc-en-ciel visibles à l'œil, dans l'ordre : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. En fonction de leur composition chimique, de nombreuses matières gemmes transparentes absorbent une ou plusieurs couleurs de cette lumière blanche qui les traverse, correspondant à des longueurs d'onde spécifiques. Le spectroscope est l'instrument de poche qui permet de visualiser en gris ou en noir les raies et les bandes d'absorption ainsi que leurs positions respectives sur le spectre des couleurs visibles. Certains spectres d'absorption sont caractéristiques et peuvent être diagnostiques dans l'identification d'une matière gemme.
Il existe 7 systèmes cristallins distincts. Chacun est reconnaissable d'après la position de son ou de ses axes de symétrie, d'après la dimension des faces et d'après leurs angles respectifs. En minéralogie, un système peut être d'ordre 2, 3, 4 ou 6. Ce chiffre indique le nombre de fois que la structure sera identique à elle-même au cours d'un tour complet autour de son ou de ses axes de symétrie.
1. Cubique : quatre axes d'ordre 3, trois axes d'ordre 4, six axes d'ordre 2
2. Trigonal à réseau rhomboédrique ou hexagonal : un axe d'ordre 3
3. Hexagonal : un axe d'ordre 6, trois axes d'ordre 2
4. Tétragonal ou Quadratique : un axe d'ordre 4
5. Orthorhombique : trois axes d'ordre 2
6. Monoclinique : un axe d'ordre 2
7. Triclinique : aucun axe de symétrie
Amorphe : aucune structure ordonnée
Il existe deux types de taille :
1) La taille sans facettes est appliquée aux cabochons, perles, camées, intailles et sculptures. Elle concerne le plus souvent les pierres ornementales opaques ou translucides. Il peut y avoir des exceptions pour les besoins de la joaillerie ou des arts décoratifs.
2) La taille à facettes, réalisée par un lapidaire, est destinée à renforcer la brillance, l'éclat et le feu des gemmes transparentes.
Ils regroupent plusieurs procédés différents grâce auxquels l'apparence physique d'une matière gemme est modifiée artificiellement. Ils sont destinés à améliorer la couleur et/ou la clarté et/ou la durabilité. Quel que soit le traitement appliqué, aucun n'est illégal dès le moment où sa nature exacte est révélée préalablement à tout achat, sachant qu'à critères qualitatifs égaux, une gemme naturelle aura toujours plus de valeur qu'une gemme traitée.
Cette information donne une idée de l'usage de la matière chimique au sens large.
Il est dit qu'une matière gemme doit être d'une dureté de minimum 7 pour résister à l'usure une fois montée en bijou. Il existe pourtant de nombreux bijoux avec des gemmes de dureté inférieure. Il sera plus prudent de faire monter de telles gemmes en pendentif, broche ou boucles d'oreilles, davantage protégées des chocs qu'en bague ou en bracelet.

dernière mise à jour :
30/10/2023 | nombre de
photos :
72
Cette fiche pratique n'est pas le fruit d'un copié/collé sur internet ou d'ailleurs. Elle a été entièrement rédigée à partir de références antérieures sérieuses, citées dans le texte et mentionnées ici. Certaines données physiques et optiques constatées par le ou les auteurs viennent parfois en complément.
→ Adresse web de cette fiche : https://www.gemmo.eu/fr/amethyste.php
Vous êtes libre de copier/coller ce lien dans votre site web, blog, discussions sur forum, emails, etc.
|
Connue et appréciée depuis l'antiquité, l'Améthyste est une variété monocristalline de Quartz dont la couleur est toujours violet à mauve. Sa disponibilité, sa bonne dureté et son absence de clivage la rendent facile à tailler et à polir, ce qui a largement contribué à son succès bien mérité en bijouterie, joaillerie et orfèvrerie. Les gisements les plus productifs se situent en Amérique du Sud (Brésil, Uruguay) et en Afrique (Zambie). Il est à signaler qu'il existe sur le marché mondial un nombre grandissant d'Améthystes synthétiques taillées à facettes, souvent proposées pour des Améthystes naturelles. |
Tout cacher
Tout montrer
Infos de base ... |
|
|
Etymologie :
|
Du grec a-methustes ou amethistos signifiant "qui protège de l'ivresse" car dans l'antiquité, les grecs la considérait comme un bon remède contre l'ivresse. C'est pourquoi les timbales de l'époque étaient souvent incrustées d'Améthyste. |
|
|
Origine : 
|
matière minérale naturelle |
|
|
Histoire et croyances :
|
Dès le Moyen-Age, on prêtait à l'Améthyste les vertus d'encourager le célibat, la foi et l'humilité. Pour cette raison, elle fut considérée comme la pierre épiscopale dominante et fut largement employée en incrustation dans les objets ornementaux de l'église catholique. Léonard de Vinci a écrit que l'Améthyste était capable de dissiper les pensées diaboliques et d'accélérer l'intelligence. Il est dit que celui ou celle qui la porte gagne en sérieux et en crédibilité. |
|
|
Nom anglais :
|
|
Pierre du mois :
|
|
Système : 
|
|
Formation :
|
dans les roches ignées ou magmatiques (dont pegmatites), les roches métamorphiques, les fentes alpines, etc. |
|
|
Habitus ou faciès :
|
cristaux prismatiques hexagonaux très fréquents, trapus ou allongés, striés horizontalement, terminés par une pyramide à six faces dont trois faces dominantes. Aussi en géode et en druse ainsi qu'en masse granulaire compacte translucide. Macles très fréquentes, le plus souvent du Brésil, parfois du Dauphiné et du Japon.
|
|
|
Date de découverte : 
|
Sur le Quartz en général :
- Antiquité ≈300 avant J.C. : identification sommaire par le philosophe Théophraste (Tomkeieff, 1942)
- 1546 : classification par Agricola
- 1907 : démonstration de l'existence et de la différence entre les deux phases du Quartz-Alpha et Beta par le minéralogiste et cristallographe allemand Otto Muegge (1858-1932) |
|
|
Groupe / famille :
|
|
|
Sous-groupe :
|
Quartz macrocristallisé ou monocristallin |
|
|
|
|
Classe chimique : 
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Records :
|
- Un cristal d'Améthyste (non gemme) d'un poids de 650 kg a été découvert en 1985 dans la Mine de Luosto en Finlande
- Un collier d'Améthystes graduées en forme de poire ayant appartenu à Jacqueline Kennedy Onassis s'est vendu aux enchères chez Sotheby's pour la somme de 55.000 US dollars
- Le Smithsonian Institute à Washington expose une Améthyste facettée du Brésil de 1362 carats |
|
|
Observation(s) :
|
- En minéralogie, en dehors de l'observation des faces et des angles d'un cristal, il existe un moyen de savoir si ce dernier est un Quartz droit ou un Quartz gauche, selon l'orientation des figures triangulaires laissées par le dépôt d'une goutte d'acide fluorhydrique concentré à 20-50% sur l'une des surfaces planes {1010}, {0110} ou {0111}. (Frondel, 1962) |
|
|
|
Galerie photos ... |
|
|
|
Brésil, Améthyste en géode 15 kg Coll. privée Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Uruguay, Améthyste cristal 40 x 25 mm Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Madagascar, Améthyste cristal 40 x 35 mm Photo © Gemmo.eu
|
|
|
Afrique, Améthyste Ø 28 mm aux zones de croissances bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Afrique, Améthyste 30 x 24 mm aux zones de croissance bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Afrique, Améthyste 56 x 33 mm aux zones de croissance bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Amérique du Sud, Améthyste 37 x 24 mm aux zones de croissance bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Amérique du Sud, Améthyste 34 x 18 mm aux zones de croissance bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Amérique du Sud, Améthyste 40 x 27 mm aux zones de croissance bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Afrique, Améthyste 34 x 25 mm aux zones de croissance bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Afrique, Améthyste 42 x 27 mm aux zones de croissance bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Afrique, Améthyste 24 x 20 mm aux zones de croissance bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Amérique du Sud, Améthyste 37 x 21 mm aux délimitations bien marquées Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Amérique du Sud, Améthyste 37 x 33 mm aux délimitations bien marquées Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Amérique du Sud, Améthyste 43 x 30 mm aux délimitations bien marquées Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
|

|
Zambie, Améthystes Ø 10 à 17 mm Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
|
|
|

|
Brésil, grosse Améthyste 90,67 ct Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Brésil, Améthyste 9,83 ct aux zones de couleur en chevrons bien visibles Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
|
Zambie, Améthystes 9 x 6 mm taillées en briolettes facettées Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Brésil, Améthyste 7,15 ct, couleur "rose de France" obtenue par traitement Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
Madagascar, Améthyste 11,12 ct à inclusions d'oxydes de fer et différence de couleur Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Brésil, Améthyste 4,11 ct à inclusions d'oxydes de fer Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Brésil, Améthyste 26,41 ct à inclusions d'oxydes de fer Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Inde, Améthyste 4,15 ct à inclusions d'oxydes de fer et de schorl Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Inde, Améthyste 7,82 ct à inclusions d'oxydes de fer et de schorl Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Inde, Améthyste 1,80 ct à inclusions d'oxydes de fer et de schorl Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|

|
Inde, Améthyste 38 x 24 mm aux délimitations bien marquées Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Brésil, Améthyste 3,48 ct à inclusions en forme de boules de neige Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|

|
Brésil, Améthyste 22 x 15 mm à inclusions de goethite et autres oxydes de fer Coll. Gems-Plus.comPhoto © Gemmo.eu
|
|
|
|
Améthyste montée sur pendentif or Coll. privée Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Cabochon d'Améthyste monté sur bague argent Coll. privée Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Améthystes montées en boucles d'oreilles or Coll. privée Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Gisements ...  |
|
- Afghanistan, Ghazni, Mts Koh-I-Sulaman, Maquar & Zarkishen : gisements découverts en 1999 (Laurs, 2002)
- Argentine, Cordoba, Mina Clavero, Villa Benegas
- Australie, Nouvelles Galles du Sud, Yancowinna, Corona station
- Australie, Queensland, Cloncurry, Kuridala
- Autriche, Tyrol, vallée de Ziller
- Bolivie, Santa Cruz, Sandoval, La Gaiba, Anahi : aussi en association avec la Citrine (voir Amétrine)
- Brésil, Bahia, Caetite, Brejinho das Ametistas : dont bicolore violet/incolore ou jaune/incolore après chauffage (Henn et al., 2012)
- Brésil, Bahia, Jacobina, Grota Coxo
- Brésil, Goias, Minacu, Cavalcanti
- Brésil, Minas Gerais, Conceicao do Mato Dentro, Sao José de Bryamba : naturelle et chauffée en Citrine ou Prasiolite
- Brésil, Minas Gerais, Rio Pardo, Montezuma : naturelle et chauffée en Citrine ou Prasiolite, chauffée + irradiée en Quartz bleu, gisement mondial majeur (Güttler & Kohigashi, 2006 ; Henn et al., 2012)
- Brésil, Para, Maraba, Alto Bonito : naturelle et chauffée en Citrine ou Prasiolite
- Brésil, Para, Vila Esperanca, Pau d'Arco : naturelle et chauffée pour éclaircir la couleur
- Brésil, Paraiba, Juazeirinho Santana da Mangueira
- Brésil, Rio Grande do Sul, Alpestre & Alto Uruguai & Frederico Westphalen & Irai & Parana (dont Ametista do Sul & Caxias do Sul & Soledade) & Planalto & Rodeio Bonito & Santa Maria : naturelle et chauffée en Citrine ou Prasiolite, gisements mondiaux majeurs
- Brésil, Rio Grande do Sul, Parana, dont Soledade
- Cambodge, Rattanak Kiri (Ratanakiri)
- Canada, Ontario, Lac Supérieur, Thunder Bay
- Chine, Hubei, Huangshi, Daye
- Congo Rép. Dém. (ex-Zaïre), Kasaï
- Corée du Sud, Gyeongju (Kyongju), Jasujeong
- Hongrie, Borsod-Abauj-Zemplen, Mts Zempleni
- Inde, Andhra Pradesh, Hyderabad : Quartz améthysté
- Inde, Maharashtra, Jalgaon
- Inde, Tamil Nadu, Karur, Kakamunurle
- Kazakhstan, Karagandy, Balkhash
- Laos, Champasak (Champassak)
- Madagascar, Ambanatovita & Ambatondrazaka & Andapa & Andilamena & Antsiranana & Fianarantsoa (dont Ikalamavony) & Toamasina
- Malawi, à l'ouest de Mchinji
- Maroc, Anti-Atlas, Tata, Goulmina-Es Smara, Adrar Tirecht Bou Oudi : gisement découvert en 2007 (Beaton, 2009)
- Mexique, Guerrero, Zumpango del Rio, Amatitlan
- Mexique, Veracruz, Las Minas & Las Vigas de Ramirez & Tatatila
- Namibie, Erongo, Brandberg (dont Goboboseb)
- Namibie, Karas, Warmbad, rivière Orange
- Namibie, Karibib, Platveld (dont Burgershof Farm)
- Namibie, désert de Namib, Skeleton Coast Park, mine de Sarusas : naturelle et chauffée en Citrine
- Nigeria, Taraba, 40 km au sud de Jalingo
- Pérou, Lima, Pisco
- Russie, Mourmansk (Murmansk), péninsule de Kola, Tersky Bereg, Korabl Cape
- Russie, Oural, Ekaterinburg, Sarapulk, Murzink (Mursinsk)
- Russie, Sibérie Orientale, Magadansk, Kedon
- Rwanda, Ruhango : gisement découvert en 2015 (Stephan & Schmitz, 2016)
- Tanzanie, Arusha, Monduli, lac Manyara
- Tanzanie, Dodoma, Mpwapwa
- Tanzanie, Morogoro, Mvuha
- Tanzanie, Tanga, Korogwe
- Uruguay, Artigas, Catalan Grande & Tres Cerros de Santino : naturelle et chauffée en Citrine
- USA, Arizona, Maricopa, Four Peaks : naturelle et chauffée en Citrine ou Prasiolite (Lowell & Koivula, 2004)
- USA, Californie, Fresno, lac de Shaver (Musick Creek)
- USA, Californie, Inyo, Inyo National Forest
- USA, Californie, San Bernardino, Kingston Range Wilderness
- USA, Colorado, Larimer, Rainbow Lode : gisement découvert en 1987 (Koivula, 1987)
- USA, Connecticut, New London, Salem : gisement découvert en 1989 (Koivula & Kammerling, 1990)
- USA, Georgia, Wilks, Jackson's Crossroads : gisement découvert au milieu des années '80 (Laurs, 2005)
- USA, Maine, Oxford, Sweden, Saltman Amethyst locality : gisement découvert en 1987 (Koivula & Kammerling, 1989)
- USA, Rhode Island, Washington, Narragansett : gisement découvert en 1984 (Koivula, 1984)
- Vietnam,Gia Lai, Chu Boc
- Zambie, Kalomo & Mapatizya : gisement mondial majeur, naturelle et chauffée en Prasiolite vert-grisâtre
- Zambie, Mumbwa, Chief Kaindu : aussi Amétrine
- Zambie, Nord-Ouest, entre Solwezi et Mwinilunga (dont mine de Chafukuma) : naturelle et chauffée en Citrine
- Zimbabwe, Hwange & Tsholotsho, Karoo : naturelle et chauffée en Citrine ou Prasiolite
|
|
|
Rareté, indices de qualité ... |
|
|
|
Rareté du brut : 
|
|
Rareté du taillé : 
|

Les sculptures ou les pièces uniques taillées par un artiste ou un lapidaire de renom méritent *** |
|
|
Indices de qualité : 
1/5 | - Cabochon ou objet décoratif, translucide à presque opaque, couleur sombre, éclat terne, polissage médiocre | 2/5 | - Cabochon ou objet décoratif, translucide avec inclusions contrastées visibles, violet à mauve, profond à médium | 3/5 | - Cabochon ou objet décoratif, transparent avec inclusions visibles, violet à mauve, médium à intense - Taille à facettes, transparent avec très petites inclusions, violet à mauve, médium | 4/5 | - Cabochon ou objet décoratif, transparent sans inclusions visibles, violet à mauve, médium à intense - Taille à facettes de qualité, transparent sans inclusions visibles, violet à mauve, clair à médium, poids < 15 ctt - Taille à facettes de qualité, transparent sans inclusions visibles, violet à mauve, intense, poids < 10 ctt - Oeuvre d'artiste de qualité (taille, sculpture, gravure), excellente finition, couleur médium à intense | 5/5 | - Taille à facettes de qualité, transparent sans inclusions visibles, violet à mauve, médium, poids > 15 ct - Taille à facettes de qualité, transparent sans inclusions visibles, pourpre intense, poids > 10 ct - Oeuvre d'artiste de renom (taille, sculpture, gravure), excellente finition, couleur intense | - De toutes les variétés de Quartz monocristallin, l'Améthyste est souvent la plus valorisée - Les oeuvres d'artistes ou de lapidaires de renom peuvent être fortement valorisées |
|
|
|
|
|
Propriétés physiques & optiques ... |
|
|
Clivage : 
|
aucun à très indistinct selon {1011}, {0111} et {1010} |
|
|
Cassure : 
|
|
Dureté : 
|
|
densité (d) : 
|
|
Résistance aux chocs : 
|
|
Résistance à la chaleur : 
|
mauvaise → modification de la couleur à la flamme du chalumeau |
|
|
Réaction aux acides : 
|
insoluble sauf dans l'acide chlorhydrique et dans le carbonate de sodium fondu (Na2CO3) |
|
|
Observation(s) :
|
- Pyroélectrique et piezoélectrique
- Nullement attirée par un aimant-Nd Ø12x12mm de force N52 (auteur TP, 2011) |
|
|
|
|
Couleur(s) : 
|
la couleur varie du violet au mauve jusqu'au pourpre, pâle à profond ou saturé
- la couleur est causée par des centres de couleur avec transfert de charge Fe3+ - O2- - Fe4+ provoqués par l'irradiation naturelle ou artificielle (Holden, 1925 ; Cohen, 1985 ; Fritsch & Rossman, 1988)
- les zones de coloration rectilignes ou en chevrons sont fréquentes
- une couleur uniformément répartie sur une assez grande surface (>15 mm) existe mais reste rare, contrairement aux synthèses
- la couleur est instable et peut pâlir après surexposition prolongée à la lumière du soleil ou du jour (après plusieurs semaines ou plusieurs mois)
Voir tableau récapitulatif concernant les causes de la couleur de toutes les variétés de Quartz |
|
|
Couleur du trait : 
|
|
Caractère et signe optique : 
|
U+
anisotrope uniaxe positif | peut parfois paraître anormalement biaxe |
|
|
Indice de réfraction (IR) : 
|
|
|
Biréfringence (Bir.) : 
|
|
|
Eclat : 
|
vitreux, nacré le long des fractures |
|
|
Transparence : 
|
transparent à translucide (laiteux) |
|
|
Effet optique : 
|
chatoyance (oeil-de-chat causé par les inclusions) |
|
|
Dispersion : 
|
|
Polariscope : 
|
rétablit tous les 1/4 de tour
|
|
|
Pléochroïsme : 
|
- Améthyste naturelle : dichroïsme faible à distinct → violet-grisâtre à violet-bleuâtre / violet-rougeâtre
- Améthyste chauffée : dichroïsme faible → dans les nuances de violet
- Améthyste bleuie par chauffage + irradiation + chauffage : dichroïsme fort → bleu-violacé / orange-rougeâtre (Güttler & Kohigashi, 2006 ; Macri, 2010 ; Henn et al., 2012) |
|
|
Spectre d'absorption : 
|
Parfois une bande large d'intensité variable dans le jaune-vert, entre 550 et 520 nm |
|
|
Filtre Chelsea : 
|
Le plus souvent inerte, parfois rosâtre à rougeâtre |
|
|
Fluorescence aux UV : 
|
|
Observation(s) :
|
- Au polariscope à filtres croisés, les couleurs d'interférence à structures polygonales, aussi appelées franges de Brewster (1823) sont visibles parallèlement à l'axe optique
- Au conoscope, la figure d'interférence uniaxe présente un effet "oeil de boeuf" (point rouge central), parfois peu visible sur les pierres trop maclées
- Caractère optique biaxe anormal parfois observé, avec 2V jusqu'à 35° (Frondel, 1962)
- Transparence aux UVC : transparent
- Triboluminescente
- Pour les besoins industriels, les Quartz synthétiques n'étaient jamais maclés polysynthétique, ce qui permettait de les distinguer des Quartz naturels à l'aide du polariscope et du conoscope ou en immersion à l'aide d'un microscope doté de filtres polarisants. Or cette méthode de distinction n'est plus fiable car un nombre important de synthèses sont issues d'un germe maclé.
- Lorsque les instruments de base ne sont pas suffisants pour distinguer une Améthyste naturelle d'une synthétique, la spectroscopie par infrarouge (FTIR) en laboratoire permet de le faire. (Karampelas et al., 2011) |
|
|
|
Inclusions ...  |
|
- Minéraux : actinolite, baryte, cacoxénite, calcite, chlorite, goéthite, hématite, lépidocrocite, rutile, tourmaline... - voir aussi la liste exhaustive dans la fiche du Quartz à inclusions
- "Brouillard" blanc parallèle à la zone angulaire de croissance (Lowell & Koivula, 2004)
- Cavités vides, tubes ou canaux vides
- Cristaux négatifs disséminés
- Cristaux négatifs allongés, fins et parallèles, parfois cause de chatoyance (Hyrsl, 2001)
- Dendrites d'oxydes de fer ou de manganèse
- Empreintes digitales (inclusions fluides)
- Fractures, fissures, fêlures, décollements internes, lacunes cristallines
- Givres de guérison "zébrés" ou "tigrés", zébrures parallèles : inclusions typiques
- Inclusions biphasées : fluide + gaz
- Inclusions triphasées : fluide + gaz + solide (NaCl...)
- Inclusions fluides le long des plans de macle
- Iridescence le long des fractures, fissures ou décollements
- Zones de coloration rectilignes ou en chevrons à 120°, nuances de violet jusqu'à l'incolore
|
 |
|
|
|
|
|
Madagascar, zones de couleur rectilignes, givres et oxydes de fer Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Madagascar, zones de couleur rectilignes, givres et oxydes de fer, 4x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Inde, oxydes de fer et schorl, 4x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Inde, oxydes de fer et schorl, 5x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Brésil, oxydes de fer, 5x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Brésil, oxydes de fer, 4x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Inde, oxydes de fer dont hématite, 5x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Inde, oxydes de fer dont hématite, 5x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Madagascar, oxydes de fer dont goethite, 6x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Brésil, oxydes de fer dont goéthite, 5x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Brésil, oxydes de fer dont goéthite, 4x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Brésil, oxydes de fer dont goéthite, 5x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
Brésil, oxydes de fer dont goéthite, 6x Photo © Gemmo.eu
|
|
|
|
|
Traitements ...  |
|
| Traitement | Commentaire | références | | Assemblage successif | Des tranches multiples de couleurs différentes de Quartz naturel et synthétique sont collées parallèlement les unes aux autres puis taillées et polies. Un tel assemblage, très facile à détecter, a déjà été constaté avec bien d'autres gemmes monocristallines. | Kammerling et al., 1995 | | Chauffage léger ou exposition prolongée au soleil | Pratique courante pour éclaircir la couleur, notamment pour les spécimens trop foncés ou trop saturés. | Kane, 1985 | | Chauffage 260-600°C | La majorité des Citrines vendues dans le commerce sont issues du traitement thermique de l'Améthyste. Cette pratique est connue et reconnue depuis plusieurs siècles. | Frondel, 1962 Fritsch et al., 1988 Schmetzer, 1989 Hainschwang, 2009 | | Chauffage 300-600°C de certaines Améthystes | Le résultat est une Améthyste verdie par chauffage, aussi appelée Prasiolite. Elle est plus rare que celle jaunie par le même procédé car elle nécessite la présence d'ions Fe3+ et Fe2+ en nombre suffisant ainsi que d'un chauffage savamment dosé. | Frondel, 1962 Schmetzer, 1989 Pinheiro et al., 1999 | | Irradiation aux rayons X de l'Améthyste pâle, issue du chauffage | Retour à la couleur violette d'origine, souvent avec une nuance sous-jacente de brun. | Frondel, 1962 | | Irradiation aux rayons X de l'Améthyste claire | Ce traitement permet de foncer légèrement la couleur. | Frondel, 1962 | Chauffage 300-500°C + irradiation aux rayons gamma + chauffage de certaines Améthystes | Les rares Améthystes prédisposées à ce traitement deviennent vertes ( Prasiolite) ou mieux, peuvent prendre une originale couleur bleu-foncé à bleu-violacé. | Güttler et al., 2006 | | Remplissage des fractures avec une résine époxy | Le but est de renforcer la clarté par le camouflage des cavités et fractures. Un traitement soigné est effectué à base d'une résine dont l'IR est proche de celui du Quartz comme l'Opticon (IR 1,545). Détection : flash de couleur à la loupe, différence de brillance (si IR différents), blanc-bleuté aux UV. Si la résine est colorée, la concentration de la couleur est détectable à la loupe 10x le long des fractures et fissures. Des traces de teinture sont parfois laissées sur un coton imbibé d'acétone. Phosphorescence parfois constatée. | Koivula et al., 1986 Kammerling et al., 1991 Koivula et al., 1992 Okano, 2008 | | Fabrication d'inclusions | Apparence de "doigts" obtenus par perçage et remplissage des trous avec une poudre minérale colorée, bouchés ensuite par collage d'une matière feldspathique ou quartzeuse. Détection : présence de colle à la base des trous rebouchés (test de l'aiguille chauffée), faiblement vert-jaunâtre aux UVL. | Hyrsl, 2004 | | Fabrication d'inclusions triphasées | Une inclusion triphasée comprend un solide, un fluide et un gaz rassemblés dans une cavité d'un Quartz monocristallin. Un trou en colonne a été percé dans lequel a été introduit un peu de liquide (eau) et un solide (un petit cristal coloré, brut ou taillé). Le trou a ensuite été rebouché par une matière quartzeuse mélangée à une résine époxy. La détection à la loupe est relativement aisée. | Koivula et al., 1989 | | Voir le détail des autres traitements appliqués au Quartz en général dans la fiche du Quartz traité |
|
|
|
Taille et usage ... |
|
|
Taille :
 rond |  ovale |  octogonal émeraude |  rectangle baguette |  carré |  poire |  trilliant triangle |  coussin |  marquise navette |  cœur |  princesse |
 briolette goutte |  fantaisie |  cabochon |  perle |  tranche polie |  sphère |  œuf |  animal |  objet |  déco |
|
En raison de sa dureté, de sa belle couleur unique et de son absence de clivage, l'Améthyste est sculptée, gravée et taillée sous toutes ses formes, principalement pour la bijouterie, parfois pour la décoration |
|
|
Bijouterie :
|
En raison de sa couleur caractéristique, de sa grande limpidité, de son clivage nul et de sa belle dureté 7 sur l'échelle de Mohs, l'Améthyste peut être montée sans problème en bijouterie, joaillerie et créations d'artistes. Elle est mise en valeur sous toutes ses formes taillées, avec ou sans facettes, sculptées ou gravées, sur tous types de bijoux tels que bague, bracelet, collier, pendentif, boucles d'oreilles, broche, piercing, etc. |
|
|
Conseils :
|
- Sur le marché mondial, attention aux nombreuses synthèses mauves ou violettes proposées par méconnaissance ou par mauvaise foi à la place des Améthystes naturelles
- Eviter de l'exposer trop longtemps à la lumière du soleil car la couleur peut pâlir
- Attention lors du montage en bijou à ne pas trop la chauffer car la couleur peut pâlir |
|
|
|
Références ...  |
|
|
Auteur(s) / éditeur :
|
|
Remerciements :
|
|
Références :
|
- Agricola G. (1546) De Ortu & Causis Subterraneorum Lib. V. - De Natura eorum quae effluunt ex terra Lib. IIII. - De Natura fossilium Lib. X. - De Veteribus & Novis Metallis Lib. II. - Bermannus, sive De re metallica Dialogus. - Interpretatio Germanica vocum rei metallicae. Basel: Froben (LAT)
- Anckar B. (2006) Amethyst mining in Zambia. Gems & Gemology, Vol. 42, No. 3, pp. 112-113 (EN)
- Back M.E., Mandarino J.A. (2008) Quartz. Fleischer's Glossary of Mineral Species, p. 193 (EN)
- Beaton D. (2009) Gem-quality amethyst from Tata, Morocco. Gems & Gemology, Vol. 45, No. 1, pp. 62-63 (EN)
- Brewster D. (1823) On circular polarization, as exhibited in the optical structure of amethyst, with remarks on the distribution of the colouring matter in that mineral. Trans. R. Soc., Edinburgh, Vol. 9, pp. 139-152 (EN)
- Cohen A.J., Hassan F. (1974) Ferrous and Ferric ions in synthetic alpha-Quartz and natural Amethyst. American Mineralogist, Vol. 59, pp. 719-728 (EN)
- Cohen A.J. (1985) Amethyst color in quartz, the result of radiation protection involving iron. American Mineralogist, Vol. 70, pp. 1180-1185 (EN)
- Cornejo C., Bartorelli A. (2009) The large Quartz family. Minerals & precious stones of Brazil, pp. 618-681 (EN)
- Crowningshield R., Hurlbut U., Fryer C.W. (1986) A simple procedure to separate natural from synthetic amethyst on the basis of twinning. Gems & Gemology, Vol. 22, No. 3, pp. 130-139 (EN)
- Deer W.A., Howie R.A., Zussman J. (1992) Quartz - Tridymite, Cristobalite. An introduction to the rock-forming minerals, 2nd ed., Pearson - Prentice-Hall, pp. 457-472 (EN)
- Epstein D.S. (1988) Amethyst mining in Brazil. Gems & Gemology, Vol. 24, No. 4, pp. 214-228 (EN)
- Fritsch E., Rossman G.R. (1988) An update on color in gems. Part 2: colors involving multiple atoms and color centers. Gems & Gemology, Vol. 24, No. 1, pp. 3-15 (EN)
- Fritz E.A., Laurs B.M. (2007) Amethyst from the Democratic Republic of the Congo. Gems & Gemology, Vol. 43, No. 1, pp. 64-65 (EN)
- Frondel C. (1962) Silica minerals. Dana's system of mineralogy, 7th ed., Vol. 3, J. Wiley & Sons, New York, 334 pp. (EN)
- Gübelin E.J., Koivula J.I. (2005) Inclusions in Quartz. Photoatlas of Inclusions in Gemstones, Opinio Publishers, Vol. 2, pp. 541-661 (EN)
- Güttler R.S., Kohigashi H.C. (2006) Treated violetish blue to violet quartz from Brazil. Gems & Gemology, Vol. 42, No. 4, pp. 285-286 (EN)
- Hainschwang T. (2009) The synthetic quartz problem. GemGuide - Gem Market News, Vol. 28, No. 1, pp. 1-5 (EN)
- Henn U., Schultz-Güttler R. (2012) Review of some current coloured quartz varieties. The Journal of Gemmology, Vol. 33, No. 1/4, pp. 29-43 (EN)
- Holden E.F. (1925) The cause of color in smoky quartz and amethyst. American Mineralogist, Vol. 10, pp. 203-252 (EN)
- Hyrsl J. (2001) Cat's-eye amethyst from Brazil. Gems & Gemology, Vol. 37, No. 2, pp. 143-144 (EN)
- Hyrsl J. (2004) Fake inclusions in quartz, "made in Brazil". Gems & Gemology, Vol. 40, No. 3, pp. 266-267 (EN)
- Kammerling R.C., Koivula J.I., Kane R.E., Maddison P., Shigley J.E., Fritsch E. (1991) Fracture filling of Emeralds - Opticon and traditional "oils" - Opticon and other gems. Gems & Gemology, Vol. 27, No. 2, pp. 82-83 (EN)
- Kammerling R.C., Koivula J.I., Johnson M.L., Fritsch E. (1995) Natural and synthetic quartz "constructs". Gems & Gemology, Vol. 31, No. 3, p. 216 (EN)
- Kane R.E. (1985) Amethyst, heat treated. Gems & Gemology, Vol. 21, No. 1, p. 43 (EN)
- Karampelas S., Fritsch E., Zorba T., Paraskevopoulos K.M. (2011) Infrared spectroscopy of natural vs. synthetic amethyst: an update. Gems & Gemology, Vol. 47, No. 3, pp. 196-201 (EN)
- Kitawaki H. (2006) Green Quartz. GAAJ Research Lab Report (EN)
- Koivula J.I. (1984) Amethyst from Rhode Island. Gems & Gemology, Vol. 20, No. 2, p. 121 (EN)
- Koivula J.I., Misiorowski E. (1986) Phosphorescent fake. Gems & Gemology, Vol. 22, No. 3, p. 188 (EN)
- Koivula J.I. (1987) Colorado amethyst find. Gems & Gemology, Vol. 23, No. 4, p. 240 (EN)
- Koivula J.I., Kammerling R.C. (1989) Man-made "inclusion" specimens. Gems & Gemology, Vol. 25, No. 1, pp. 45-46 (EN)
- Koivula J.I., Fritsch E. (1989) The growth of Brazil-twinned synthetic quartz and the potential for synthetic amethyst twinned on the Brazil law. Gems & Gemology, Vol. 25, No. 3, pp. 159-164 (EN)
- Koivula J.I., Kammerling R.C. (1989) Amethyst in Maine. Gems & Gemology, Vol. 25, No. 3, p. 178 (EN)
- Koivula J.I., Kammerling R.C. (1989) Amethyst scepters from Malawi. Gems & Gemology, Vol. 25, No. 3, p. 178 (EN)
- Koivula J.I., Kammerling R.C. (1990) New amethyst discovery in the eastern United States. Gems & Gemology, Vol. 26, No. 1, p. 106 (EN)
- Koivula J.I., Kammerling R.C., Fritsch E. (1992) Update on dyed green quartz. Gems & Gemology, Vol. 28, No. 3, pp. 205-206 (EN)
- Koivula J.I., Kammerling R.C., Fritsch E. (1994) Amethyst from Namibia. Gems & Gemology, Vol. 30, No. 4, p. 272 (EN)
- Laurs B.M. (2001) Update on amethyst, citrine, and ametrine from the Anahi mine, Bolivia. Gems & Gemology, Vol. 37, No. 4, pp. 334-335 (EN)
- Laurs B.M. (2002) Amethyst from Afghanistan. Gems & Gemology, Vol. 38, No. 1, pp. 92-93 (EN)
- Laurs B.M., Koivula J.I. (2003) Amethyst from Nigeria. Gems & Gemology, Vol. 39, No. 3, pp. 227-228 (EN)
- Laurs B.M. (2004) Amethyst from California. Gems & Gemology, Vol. 40, No. 2, p. 170 (EN)
- Laurs B.M. (2005) Amethyst from Georgia. Gems & Gemology, Vol. 41, No. 1, pp. 53-54 (EN)
- Laurs B.M. (2005) Amethyst and citrine from northwestern Namibia. Gems & Gemology, Vol. 41, No. 1, pp. 54-55 (EN)
- Lowell J., Koivula J.I. (2004) Amethyst from Four Peaks, Arizona. Gems & Gemology, Vol. 40, No. 3, pp. 230-238 (EN)
- Macri M. (2010) Les "medusa quartz" et autres curiosités brésiliennes. Revue de Gemmologie AFG, No. 174, pp. 7-13 (FR)
- Nespolo M. (2005) Le quartz n'est pas "rhomboédrique" - Une transition de phase "géographique" - L’étrange cas du quartz. Bulletin de la SFMC, Vol. 17-2, pp. 37-40 (FR)
- Notari F., Boillat P.Y., Grobon C. (2001) Quartz alpha SiO2 : discrimination des améthystes et des citrines naturelles et synthétiques. Revue de gemmologie AFG, Vol. 141/142, pp. 75-80 (FR)
- O'Donoghue M. (2006) Quartz. Gems, 6th Edition, Butterworth-Heinemann, pp. 295-313 (EN)
- Okano M. (2008) Rutilated Quartz Filled with Transparent Material (Oil/Resin). GAAJ Research Lab Report (EN)
- Payette F., Pearson G. (2011) The "hill of the precious stones", Rattanak Kiri, Cambodia. The Australian Gemmologist, Vol. 24, No. 6, pp. 150-153 (EN)
- Pinheiro M.V.B., Lameiras E.S., Krambrock K., Karfunkel J., da Silva J.B. (1999) The effect of the gamma-irradiation dose combined with heat on the colour enhancement of colourless quartz. The Australian Gemmologist, Vol. 20, No. 7, pp. 285-288 (EN)
- Shigley J.E., Koivula J.I. (1985) Amethystine chalcedony. Gems & Gemology, Vol. 21, No. 4, pp. 219-223 (EN)
- Schmetzer K. (1989) Methods for the distinction of natural and synthetic citrine and prasiolite. The Journal of Gemmology, Vol. 21, No. 6, pp. 368-391 (EN)
- Stephan T., Schmitz F. (2016) Amethyst of remarkable fine qualities from a reportedly new find in Rwanda. The Australian Gemmologist, Vol. 26, No. 1-4, pp. 45-47 (EN)
- Tomkeieff S.I. (1942) On the origin of the name ‘quartz’. Mineralogical Magazine, Vol. 26, pp. 172-178 (EN)
- Vasconcelos P.M., Wenk H.R., Rossman G.R. (1994) The Anahi Ametrine Mine, Bolivia. Gems & Gemology, Vol. 30, No. 1, pp. 4-23 (EN)
- Winchell A.N., Winchell H. (1967) Quartz. Elements of Optical Mineralogy, part II, Descriptions of minerals, 4th ed., J. Wiley & Sons, New York, pp. 246-251 (EN)
Références complémentaires sur le web :
- Mindat.org (Quartz) (EN) - Mindat.org (Améthyste) (EN)
- Webmineral.com (Quartz) (EN)
- Euromin.w3sites.net (Quartz) (EN/FR)
- Minerals.net (Quartz) (EN) - Minerals.net (Améthyste) (EN)
- Galleries.com (Quartz) (EN) - Galleries.com (Améthyste) (EN)
- Gemsdat.be (EN)
- Gemologyproject.com (EN)
- Quartzpage.de (Quartz) (EN) - Quartzpage.de (Améthyste) (EN)
- Rruff.info (Quartz) (EN)
- Minerals.caltech.edu (Quartz) (EN) |
|
|
|